Nicolae Bivol, de la Moldavie à une ceinture de champion

Quelques jours après avoir décroché une ceinture au Zénith de Toulouse, Nicolae Bivol savoure un moment important de sa carrière. Derrière cette victoire se cache pourtant un parcours fait de sacrifices, de doutes et de travail. Le combattant s’est confié à Sudline sur son histoire, ses difficultés et ses ambitions.
Une revanche qui l’a conduit jusqu’à la ceinture
Après une première défaite face à Wilson Varela, Nicolae Bivol imaginait rapidement pouvoir prendre sa revanche. Les plans ont finalement changé et, après plusieurs rebondissements, c’est face à David Sipra qu’il a eu l’occasion de combattre pour la ceinture.
Lorsque l’arbitre a mis fin au combat, le combattant raconte avoir surtout ressenti « un petit soulagement », estimant que son adversaire était déjà KO et ne souhaitant pas continuer à le frapper.
De la Moldavie à la France
Né en Moldavie, Nicolae Bivol découvre la France grâce à son frère Maxime, premier membre de sa famille à s’y installer. Il vient une première fois durant l’été 2014 pour travailler et gagner de l’argent, revient en 2016, puis décide de s’installer définitivement en France en 2017.
Son objectif est alors simple : trouver de meilleures conditions de vie et de travail.
Son arrivée dans le MMA se fera presque par hasard. En 2019, son ami Ion Scobiala, ancien combattant, prépare un combat et cherche quelqu’un capable de lui proposer une opposition efficace debout lors des entraînements.
Bivol accepte. Il découvre ensuite le MMA au sol et se fait immédiatement surprendre.
« Je me suis fait ramener au sol et il fallait que je me débrouille pour me relever. J’ai bien aimé ce style de sport et j’ai décidé de débuter en MMA. »
Après la défaite, une période particulièrement difficile

Le chemin jusqu’à la ceinture n’a pas été linéaire. Nicolae Bivol considère sa défaite face à Wilson Varela, lors de son premier combat pour une ceinture, comme le moment le plus difficile de sa carrière.
Après ce revers, les propositions de combats se font rares. Il évoque notamment l’absence d’opportunités chez Hexagone MMA et KSW, mais également les difficultés financières qui accompagnent cette période.
Sans combat, les revenus diminuent et certains sponsors disparaissent. Une situation qui continue d’avoir des conséquences aujourd’hui.
« On a toujours des difficultés à trouver des sponsors. Je suis obligé de travailler à côté de mes entraînements et de mes préparations pour les combats. »
Une ceinture collective
Lorsqu’il parle de sa réussite, Nicolae Bivol insiste sur ceux qui l’accompagnent. Il cite notamment Mathieu Nicourt, Abdela, son frère Maxime, son équipe et sa famille.
Pour lui, cette ceinture dépasse donc la simple récompense individuelle.
« C’est grâce à eux, grâce à mon équipe et à ma famille, qu’on est aujourd’hui avec la ceinture d’Hexagone. »
Elle représente également la preuve qu’un objectif peut être atteint à force de travail : « Tout est possible avec le travail de tous les jours et la volonté. »
Le maillot du TFC ? Une histoire différente de ce que l’on pourrait penser
Les images de Nicolae Bivol célébrant sa victoire avec un maillot du Toulouse Football Club ont pu laisser penser qu’il était supporter des Violets. Ce n’est pourtant pas le cas.
Le combattant explique qu’il ne connaissait pas le club auparavant. Le maillot lui avait été remis la veille du combat, lors d’un face-à-face organisé au stade du TFC, dans le cadre de la promotion de l’événement.
Il confie néanmoins avoir apprécié son passage à Toulouse et remercie le public pour son accueil et « la belle ambiance dans la salle ».
Et maintenant ?
Son prochain adversaire n’est pas encore connu. Nicolae Bivol laisse cette partie à son manager, Mathieu Nicourt, tout en sachant que posséder une ceinture implique désormais de devoir la défendre.
Mais ses ambitions ne s’arrêtent pas là.
« Je veux aller le plus loin possible. Cette ceinture me motive encore plus à aller chercher d’autres ceintures et à me montrer au monde. »
Et lorsqu’on lui demande qui est Nicolae Bivol en dehors de la cage, sa réponse résume finalement assez bien son parcours : un père de famille, combattant de MMA, attaché à ses deux pays.
« Je suis le plus français des Moldaves. Je représente la France et la Moldavie. »
De la Moldavie à la France, des premières séances de MMA aux difficultés financières, Nicolae Bivol a désormais une ceinture autour de la taille. Une étape importante, mais qu’il considère déjà comme le début de la suite.




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