Barbazan : pourquoi cette célèbre station thermale a-t-elle disparu ?

Aujourd’hui, difficile d’imaginer que Barbazan accueillait autrefois des centaines de curistes. Pourtant, pendant plus d’un siècle, les eaux thermales ont profondément marqué l’histoire de ce village du Comminges.
L’histoire thermale de Barbazan remonte au XIXe siècle. Dès 1854, la station possède déjà deux buvettes. Un véritable établissement de bains est ensuite construit au début des années 1860, avant plusieurs phases de développement.
Au fil des décennies, Barbazan devient une véritable petite station thermale. Un nouvel établissement est construit en 1910-1911, tandis qu’un parc, des hôtels et des espaces de loisirs accueillent les curistes.
Une station accessible et populaire
Dans les années 1930, Barbazan cherche notamment à attirer une clientèle populaire. En 1936, une publicité la présente même comme « la station la moins chère des Pyrénées ».
Mais après la Seconde Guerre mondiale, l'activité ne retrouvera jamais véritablement son dynamisme d'avant-guerre.
Dans les années 1970, la station accueille encore environ 400 curistes par an, un nombre devenu insuffisant pour assurer sa viabilité économique. Le Conseil général de Haute-Garonne rachète alors l'ensemble en 1974 afin d'éviter sa fermeture.
Le coup d’arrêt au début des années 2000
L'activité se poursuit malgré tout. Jusqu'en 1996, environ 300 curistes fréquentent encore Barbazan chaque saison et l'établissement thermal est même rénové au printemps 1998.
Mais en juillet 2001, l'activité est suspendue par arrêté municipal à la suite d'un problème bactériologique.
Les thermes ne rouvriront finalement jamais.
En 2006, la commune de Barbazan rachète la station et entreprend notamment la restauration de la buvette.
Plus de vingt ans après l'arrêt des cures, le patrimoine thermal de Barbazan rappelle ainsi une époque où ce petit village du Comminges était aussi une destination pour les curistes.




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