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Comminges : 117 km de galeries se cachent sous cette montagne

il y a 1 heure
2 min de lecture
Galerie souterraine du réseau Félix Trombe-Henne Morte dans le massif d’Arbas
JYB Devot / Wikimedia Commons – CC BY-SA 4.0 – photo recadrée

Sous les forêts et les reliefs du massif d’Arbas se cache un univers que l’on ne soupçonne pas depuis la surface. Le réseau Félix Trombe–Henne Morte constitue un gigantesque labyrinthe souterrain, avec au moins 117 kilomètres de galeries explorées et plus d’un kilomètre de profondeur.


117 kilomètres de galeries sous la montagne


Situé dans les Pyrénées centrales, en Haute-Garonne, le massif d’Arbas ne couvre pourtant qu’une superficie relativement modeste. Sous terre, c’est une tout autre histoire.


Le réseau Félix Trombe–Henne Morte comptait déjà 117 kilomètres de galeries répertoriées en 2022. Sa profondeur atteint 1 001 mètres et pas moins de 57 entrées permettent d’accéder à différentes parties de cet immense ensemble.


Galeries horizontales, puits pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres, rivières souterraines et siphons composent ce véritable labyrinthe naturel façonné par l’eau dans les roches calcaires.


Plus de 150 ans d’explorations


L’exploration du massif ne date pas d’hier. Les premières investigations documentées remontent à 1873, lorsque des naturalistes toulousains commencent à s’intéresser aux cavités déjà connues des habitants.


Au début du XXe siècle, le célèbre explorateur Édouard-Alfred Martel poursuit les recherches. Mais c’est surtout à partir des années 1930 et 1940 que les explorations prennent une nouvelle dimension, notamment avec Félix Trombe et les équipes de spéléologues qui s’aventurent toujours plus profondément sous la montagne.


Une expédition historique en 1947


Le gouffre de la Henne Morte occupe une place particulière dans cette histoire. En 1946 et 1947, une importante expédition est organisée avec notamment Félix Trombe, Marcel Loubens et plusieurs grands noms de la spéléologie de l’époque.


Avec l’aide de l’armée, les explorateurs atteignent en 1947 une profondeur de 446 mètres. La Henne Morte devient alors le gouffre le plus profond connu en France.

Au fil des décennies, de nouvelles galeries sont découvertes et différentes cavités jusqu’alors considérées comme indépendantes sont progressivement reliées entre elles.


Un gigantesque réseau encore étudié


Aujourd’hui, Félix Trombe–Henne Morte est bien plus qu’une seule grotte. Il s’agit d’un ensemble complexe de dizaines d’entrées et de kilomètres de passages souterrains qui s’étendent sous le massif d’Arbas.


L’eau y joue un rôle essentiel. Elle s’infiltre dans les calcaires, circule sous terre et ressort notamment au niveau de résurgences comme celle du Goueil di Her.


Les explorations menées depuis plus d’un siècle ont progressivement révélé l’ampleur exceptionnelle de ce monde invisible depuis la surface.


Un patrimoine méconnu du Comminges


Lorsque l’on traverse Arbas et les villages alentour, difficile d’imaginer qu’un tel labyrinthe existe sous la montagne.


Avec ses dizaines d’entrées, ses puits, ses rivières et ses 117 kilomètres de galeries déjà répertoriées en 2022, le réseau Félix Trombe–Henne Morte constitue l’un des patrimoines naturels les plus spectaculaires du Comminges.


Et après plus de 150 ans d’explorations, le sous-sol du massif d’Arbas continue encore de passionner les spéléologues.

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